Entrepreneure du mois de mars: Laurence Morin

Il était une fois, Patrick Morin et Denise Benny, un petit couple de Ste-Marcelline, qui décida d’acquérir un moulin à scie et de bâtir une toute petite quincaillerie… Et c’est ainsi qu’est née, en 1960, l’entreprise familiale Patrick Morin.

Laurence Morin, fille de Benoit Morin et petite-fille de Patrick Morin, fait partie de la troisième génération de Morin. Son père, tout comme la majorité de ses frères et sœurs, a joint les rangs de l’entreprise à un très jeune âge et y travaille encore aujourd’hui. Les tantes et oncles de Laurence occupent aussi des postes dans la compagnie, et certains jeunes de la troisième génération ont déjà commencé à faire leur place.

Toute sa jeunesse, Laurence a vu l’entreprise grandir, notamment à travers son père qui travaillait beaucoup pour en permettre la croissance. Comme beaucoup d’enfants, Laurence a visité son père au travail, où elle découvrait – inconsciemment au départ – cet univers qui serait éventuellement le sien. Avoir l’occasion de constater l’évolution de l’entreprise et de comprendre le travail que cela exigeait n’a fait que renforcer le sentiment de fierté que ressent Laurence envers sa famille, qui a toujours tout fait pour poursuivre le petit rêve devenu bien grand des grands-parents Morin.

C’est vers la fin du secondaire que Laurence a pris la décision de s’impliquer dans la relève de l’entreprise, et c’est en 2016 qu’elle en intègre l’administration. Mentorée par le directeur finances, elle travaille à la comptabilité pendant quelques mois et développe ses compétences dans le domaine financier, en plus de s’initier au fonctionnement de l’entreprise. Elle sort ensuite des bureaux pour se retrouver en magasin, derrière la caisse et dans les allées, afin de comprendre la base de tout: « On considère qu’il est essentiel de comprendre le travail sur le plancher pour pouvoir ensuite bien gérer. » En parallèle, elle travaille, avec d’autres cousins/cousines impliqués dans l’entreprise, sur un projet de recherche lié à l’historique de l’entreprise, dans le but de bonifier les communications internes et externes. Laurence touche donc déjà à plusieurs domaines liés à la gestion et aux opérations de l’entreprise, ce qui lui permet de cibler ses principaux intérêts.

La passion vient en travaillant

Bien que Laurence baigne dans l’entrepreneuriat depuis son tout jeune âge, c’est au secondaire qu’elle se jette à l’eau et mène à termes ses premiers projets entrepreneuriaux. Dans le cadre de son projet personnel de secondaire 5, Laurence a participé à l’organisation d’un relais pour la vie jeunesse au Collège Esther-Blondin. Elle était responsable de la collecte de fonds (commandites et publicités), en plus d’assurer le succès de l’événement le jour J. Le relais a d’ailleurs été un succès avec un total de 25 000 $ récoltés, soit 15 000 $ de plus que l’objectif fixé.

À son arrivée au Cégep régional de Lanaudière à l’Assomption en technique de comptabilité et gestion, elle joint le club entrepreneur le Bizness, où elle travaille avec d’autres passionnés d’entrepreneuriat sur des projets d’envergure qui lui ont permis de développer un sens aigu de la débrouillardise et d’acquérir des compétences techniques qui diffèrent de la théorie apprise en classe : « Comme les activités n’avaient jamais été faites auparavant, on partait de rien et on devait se débrouiller pour trouver comment réussir à organiser tout ça. C’est ainsi que j’ai appris à chercher, à innover, et surtout, à me faire confiance. C’est aussi durant cette période que j’ai vraiment réalisé que j’aime ce genre de défi. » En plus de venir confirmer son choix de carrière, ces expériences ont fait naître en elle une véritable passion.

Le défi d’être une Morin

Deuxième d’une famille de quatre enfants, Laurence est pour l’instant la seule, parmi ses sœurs, à vouloir reprendre le flambeau : « Mes parents ne nous ont jamais mis de pression, c’est vraiment par passion pour la gestion et par fierté envers la compagnie que je souhaite y faire ma place ». Toutefois, Laurence ne veut pas intégrer l’entreprise familiale sous le seul prétexte qu’elle est la petite-fille de Patrick, elle veut mériter sa place: « Mon plus gros défi au sein de l’entreprise est de prouver aux autres que je ne suis pas là seulement parce que je suis une Morin, mais plutôt parce que j’ai plein d’idées et que je suis débrouillarde, travaillante, créative et passionnée. Je dois donc bâtir ma crédibilité professionnelle. »

Laurence est une jeune femme curieuse et motivée qui cherche constamment à se dépasser. Toujours à la recherche de conférences ou de livres pour parfaire ses connaissances, elle s’implique à 100% dans les projets qu’elle entreprend et en tire chaque fois des apprentissages qui, peu à peu, remplissent son bagage professionnel. Si son expérience est encore à bonifier, sa crédibilité, elle, est assurée par sa détermination et sa volonté de réussir.

Une vision innovante

Sur le point de faire son entrée à l’Université du Québec à Trois-Rivières au Baccalauréat en administration des affaires profil innovation, entrepreneuriat et développement des affaires, Laurence est plus motivée que jamais à trouver l’intrapreneure qui sommeille en elle : « Je ne veux pas juste faire comme mon père, je veux amener ma couleur, mon style de gestion, mes idées, ma vision… »

C’est pour cette raison que Laurence a choisi de plonger dans le vaste monde des affaires avant d’intégrer l’entreprise familiale à temps plein. Convaincue que la croissance passe par l’innovation, elle souhaite aller faire le plein d’idées et d’expériences en travaillant dans d’autres entreprises de domaines variés : « Je crois que le fait d’acquérir de l’expérience ailleurs et de poursuivre mon développement hors des murs de la compagnie me permettra de développer un regard critique sur ce que l’on fait, mais aussi de faire évoluer l’entreprise grâce à un bagage de connaissances acquises dans des secteurs totalement différents de celui de la rénovation. » Par ailleurs, cette pratique est valorisée chez les dirigeants de l’entreprise familiale, qui considèrent que les expériences variées facilitent l’intégration des nouvelles générations, en plus de favoriser le développement de la compagnie.

La « petite Morin » devient grande…

Une chose est certaine, Laurence a tout ce qu’il faut pour assurer la relève de l’entreprise familiale. Déjà impliquée, elle prendra bientôt une place beaucoup plus grande grâce à son expérience, son audace, ses idées. D’ici là, elle continuera de nourrir l’intrapreneure avide de connaissances qui grandit en elle et se taillera inévitablement une place de choix dans le paysage entrepreneurial québécois.

 

Toute l’équipe de l’ACEE tient à féliciter Laurence pour sa nomination d’ « Entrepreneure du mois de mars ». Pour souligner son initiative entrepreneuriale, l’ACEE lui remet 100 $ et COOPSCO lui offre gracieusement une carte-cadeau de 100 $.

 

Pour suivre Laurence:

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Concernant Patrick Morin:

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