Étudiant entrepreneur: Xavier Garand-Teixeira, de Brachyosaurus

Xavier-Garand-Teixeira-Brachyosaurus

Si un brachiosaurus est un dinosaure à long cou, c’est aussi – à une lettre près –  le nom de l’entreprise de Xavier Garand-Teixeira, un étudiant du Cégep de Saint-Hyacinthe qui a démarré en 2016 (à l’âge de 16 ans!) une entreprise de longboards, skateboards et vêtements personnalisables.

Découvrez l’histoire de cet étudiant entrepreneur fondateur de l’entreprise Brachyosaurus!

 

 

Les planches personnalisables Brachyosaurus

Comment en es-tu venu à faire des planches?

Plus jeune, je désirais avoir un longboard, mais je trouvais que c’était particulièrement cher. Je m’en suis donc construit un à moindre coût. Les gens de mon entourage ont démontré un intérêt plutôt étonnant lorsqu’ils ont vu ma création, je me suis donc dit qu’il y avait une opportunité de faire quelque chose de grand avec ça.

 

Parle-moi des planches Brachyosaurus. Qu’ont-elles de particulier? 

Je vends des longboards et des skateboards que je personnalise à la demande de client : dessin sur la planche, couleur de roues, etc. J’ai aussi une gamme de vêtements Brachyosaurus personnalisables en 36 couleurs, tant pour les entreprises que pour les particuliers.

Je fais la personnalisation des planches moi-même et je suis en contact direct avec le client durant tout le processus. Le client m’envoie son design et je fais une esquisse, qu’il l’approuve avant la production. C’est une approche très humaine qui rassure le client, puisqu’il peut suivre l’évolution de sa commande.

Les planches sont faites au Canada avec du bois d’érable canadien. C’est donc local en plus d’être durable! Et les prix sont vraiment avantageux, considérant qu’on trouve en magasin des modèles non personnalisés encore plus chers que les miens. Tant qu’à payer pour une planche de qualité, autant choisir son design!

 

De 2016 à aujourd’hui, comment l’entreprise a-t-elle évolué ?

Au départ, je faisais des planches uniquement pour mes proches. Je les taillais moi-même à la main, je faisais tout de A à Z. C’est complexe, toutefois, de faire des planches ayant la bonne forme; il faut avoir la bonne technique! Pour assurer la qualité de mes produits, pour réduire le temps de production et pour offrir plus d’options de planche, j’ai trouvé un fournisseur ontarien qui produit maintenant mes planches. Je m’occupe toujours de la personnalisation et de l’assemblage.

J’ai intégré les vêtements en 2018, à la demande des clients. Pour assurer la production moi-même, j’ai acheté une machine à broder et j’ai appris à m’en servir. Je peux ainsi m’assurer de la qualité de mes produits et offrir des produits plus personnalisés!

Depuis un an, je développe une division de planches de skateboard, afin de répondre aux besoins de tous les « tripeux de planche ».

 

L’émergence d’un entrepreneur

As-tu toujours eu la fibre entrepreneuriale forte?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être entrepreneur. J’aime créer, produire, inventer. Quand j’étais enfant, je disais que je voulais avoir un magasin près de l’autoroute, là où beaucoup de gens passent chaque jour. Ça fait bien rire ma mère encore aujourd’hui!

J’ai longtemps voulu devenir ingénieur en technologie, mais j’ai vite vu que j’avais plus d’aptitude en gestion qu’en génie. Mon rêve serait donc d’avoir un jour ma propre entreprise en microtechnologie.

 

Quel type d’entrepreneur es-tu?

Je dirais que je suis de ceux qui veulent toujours plus et qui travaillent toujours plus fort. J’ai démarré mon entreprise à l’âge de 16 ans et j’ai dû apprendre à tout faire par moi-même. J’ai cherché, j’ai appris, je me suis entouré. Tout n’est pas toujours rose, mais je fais preuve de débrouillardise et je persévère.

 

Pourquoi avoir choisi de démarrer un club d’entrepreneurs étudiants dans ton cégep?

En janvier 2019, j’ai découvert l’ACEE à travers une publication Facebook de Serge Beauchemin. Je me suis renseigné et j’ai su qu’il y avait un événement de réseautage qui se déroulait à Montréal quelques semaines plus tard, j’y suis donc allé.

La coordonnatrice de l’ACEE m’a alors parlé des clubs d’entrepreneurs étudiants et m’a proposé d’en créer un dans mon établissement, puisqu’il n’y en avait pas encore. J’ai trouvé l’idée intéressante! Le club semblait être une bonne manière de me faire un réseau de contacts d’affaires, de rencontrer d’autres étudiants intéressés par l’entrepreneuriat et d’organiser/de participer à des événements entrepreneuriaux, m’initiant ainsi davantage au monde des affaires.

À la session d’hiver 2019, je me suis donc lancé! J’ai fondé le Club Entrepreneur Étudiant du Cégep de Saint-Hyacinthe et j’ai recruté des étudiants. Nous avons été en mesure d’organiser notre première soirée de réseautage en janvier dernier. N’ayant pas vraiment d’expérience en organisation d’événement, on ne savait pas vraiment comment procéder, mais on a travaillé fort et on a été en mesure de tenir notre première activité. Ce fut un beau succès d’ailleurs!

 

Des défis, mais surtout des projets

Quels sont tes principaux défis?

Mon plus grand défi, c’est au niveau de la distribution. Livrer une planche, ça coûte cher étant donné le poids du produit. C’est donc un défi pour moi d’assurer des frais de livraison peu élevés sans augmenter drastiquement le coût du produit.

Le marketing est aussi un défi, puisque ce n’est pas vraiment mon champ de compétence. Je lis beaucoup afin de développer des techniques à ce niveau. Heureusement, avec les années, mes produits sont de plus en plus connus des passionnés de planche, je reçois donc des commandes sans faire de campagnes marketing. Néanmoins, je veux vraiment développer cet aspect afin d’améliorer la notoriété de Brachyosaurus et d’aller chercher une plus grande clientèle.

 

Quels sont tes projets à court/moyen terme pour l’entreprise?

Évidemment, je veux relever les défis mentionnés plus haut : trouver une solution pour la livraison, améliorer mes compétences en marketing.

Ensuite, je souhaite vraiment améliorer mes processus afin d’avoir une structure solide et efficiente me permettant de traiter plus de commandes. Je veux aller chercher une plus grande clientèle au Québec et même au Canada, je dois donc m’assurer que tout est en place pour répondre à une éventuelle hausse de la demande.

 

Quel est ton message pour les étudiants qui voudraient se lancer en affaires, mais qui hésitent?

L’école, c’est important et je crois que ça doit rester une priorité. Mais je crois aussi qu’entreprendre quand on est étudiant, c’est le meilleur timing, puisqu’on a peu de responsabilités et beaucoup d’occasions d’apprendre. Les jeunes devraient saisir toutes les opportunités de découvrir le milieu des affaires et d’expérimenter durant leur parcours postsecondaire. Même si ça semble complexe, concilier école et affaires, c’est possible!

 

 

Pour découvrir les produits, consultez le site de Brachyosaurys.

 

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Toute l’équipe de l’ACEE tient à féliciter Xavier Garand-Teixeira pour sa nomination à titre d’étudiant entrepreneur du mois de février 2020. Pour souligner son initiative entrepreneuriale, COOPSCO lui offre gracieusement une carte-cadeau de 100$.

 

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