Étudiant entrepreneur: Auguste Tene, de Location Motomarine Longueuil

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C’est en 2017 que le futur ingénieur Auguste Tene a décidé d’explorer le marché de la location de motomarine. Dans le but de permettre aux gens de découvrir le fleuve autrement grâce à cette activité nautique estivale qu’est la motomarine, le jeune entrepreneur a développé un service de location accessible et abordable basé sur la Rive-Sud de Montréal: Location Motomarine Longueuil. 

 

 

Q : En tant qu’étudiant en génie des opérations et de la logistique, pourquoi t’être orienté vers la location d’équipement nautique?

R : En fait, cette idée est arrivée tout à fait par hasard. En 2017, j’ai fait l’essai d’un seadoo et j’ai adoré l’expérience. Je voulais en refaire, mais je trouvais que les coûts de location étaient dispendieux et que les périodes de location étaient courtes. Je me suis alors demandé s’il n’était pas possible de faire différemment, de revoir le modèle pour offrir une location à coût abordable.

J’ai fait quelques calculs, prévisions et estimations de coût, puis j’ai décidé de faire un test pour évaluer le marché et valider la demande : j’ai publié une annonce de location d’une motomarine pour une demi-journée. J’ai eu une foule de demandes en peu de temps. Réalisant l’opportunité qui se présentait à moi, j’ai décidé de la saisir et de démarrer mon entreprise de location de motomarines. J’ai fait l’acquisition de ma première machine à la fin de l’été 2017.

 

Q : Qu’est-ce qui différencie ton offre de celle des autres compagnies de location?

R : Beaucoup de compagnies louent à l’heure, ce qui rend la location dispendieuse dès qu’on veut louer pour une partie de la journée. Nous, on loue par bloc : une demi-journée (4h) ou une journée (8h). Ainsi, les gens profitent vraiment de leur expérience sans se stresser avec le temps ou les coûts exorbitants. On offre aussi à nos clients la possibilité d’emporter la motomarine au plan d’eau de leur choix, ce qui leur laisse toute la liberté de naviguer au bon leur semble.

 

Q : D’où provient ton intérêt pour l’entrepreneuriat?

R : Sans aucun doute de mon père, qui est lui-même entrepreneur. Dans ma jeunesse, je passais mes étés avec lui, je lui donnais un coup de main dans l’entreprise. J’ai donc grandi dans un environnement où l’entrepreneuriat était valorisé.

 

Q : Quel est ton métier de rêve? Ingénieur ou entrepreneur? 

R : Ultimement, je souhaite être entrepreneur, mais je veux développer mes compétences en passant par différents corps de métiers. Je considère que de me former et de travailler en ingénierie me donnera l’occasion d’étudier différents marchés et d’en cibler les besoins. Ainsi, je serai plus outillé pour me lancer dans le développement d’un produit ou d’un service pertinent et utile.

 

Q : Puisque tu n’as pas étudié en gestion, comment as-tu acquis les compétences nécessaires à l’opération de ton entreprise?

R : À l’école, j’ai eu un cours d’introduction à l’entrepreneurship et un autre en comptabilité, où j’ai acquis les bases. Sinon, je suis plutôt autodidacte, donc il y a beaucoup de choses que j’ai apprises en écoutant des podcasts et en lisant des livres, notamment tout ce qui concerne le marketing.

 

Q : Parle-moi de ton implication dans le RETS.

R : J’ai entendu parler du club entrepreneur par son président, William, dans le cadre de mon cours d’introduction à l’entrepreneurship. J’ai décidé de joindre le club, car je voulais échanger avec des gens qui parlent le même langage que moi, qui abordent les mêmes défis, qui ont les mêmes intérêts. Je voulais apprendre, bâtir mon réseau de contacts, recevoir du feedback constructif pour m’aider à me développer.

Au cours de mes deux années d’implication, j’ai vécu des expériences super enrichissantes. Avec le club, on a organisé des événements, on a participé à plusieurs aussi. Le plus marquant restera toujours le colloque de l’ACEE en 2019, lors duquel mon équipe et moi avons remporté la première place du concours de cas universitaire.

 

Q : Quels ont été les plus grands défis auxquels tu as été confronté dans le démarrage et l’opération de ton entreprise?

R : Comme la plupart des étudiants entrepreneurs, la conciliation entreprise/étude/stages représente un défi de taille et exige beaucoup d’organisation. Il faut toujours un plan B! Je crois que j’ai fini par développer un bon système, mais c’est constamment de l’ajustement.

Je dirais que tout le volet mécanique a aussi été un défi. Lorsqu’on a connu nos premiers problèmes avec les motomarines, j’ai vite compris que je devais m’attarder à comprendre la mécanique de ces engins pour ne pas avoir à faire affaire avec un mécanicien chaque fois.

 

Q : La pandémie a-t-elle eu des impacts sur ton entreprise? 

R : J’avais des plans de croissance pour cette année. Je souhaitais notamment augmenter mon nombre de motomarines et engager des employés. Malheureusement, les événements ont mis ces projets sur pause, je devrai attendre à l’an prochain et réévaluer la situation à ce moment.

Jusqu’à récemment, je ne savais pas si j’allais ouvrir cette saison. À la demande de plusieurs clients réguliers, j’ai décidé de le faire, mais j’ai fait quelques changements aux procédures de location afin de respecter les mesures sanitaires et d’assurer la sécurité de tous.

 

Q : Comment envisages-tu l’avenir de ton entreprise?

R : À moyen terme, je devrai choisir si je poursuis le développement de l’entreprise ou si je me lance dans un autre projet. Je termine mon bac cet été, j’aimerais donc me trouver un projet d’affaires sur lequel je pourrais travailler à l’année, et non uniquement une entreprise saisonnière comme c’est le cas présentement. L’année 2020 ayant été particulière, je me laisse le temps de voir comment les choses évolueront et je verrai l’an prochain quelle orientation je prends.

En attendant, le service de location est ouvert pour la saison!

 

Q : Quel est ton message pour les étudiants qui voudraient se lancer en affaires?

R : Je leur dirais de ne pas hésiter parce que c’est le meilleur moment de le faire quand on est aux études. On a beaucoup plus de flexibilité puisqu’on n’a pas d’horaire fixe de 9@5 comme un salarié.

Aussi, mon expérience personnelle m’a appris que le fait d’être étudiant peut nous ouvrir bien des portes. Les gens sont ouverts à nous aider, à nous conseiller, à nous épauler, ce qui peut être très positif lorsqu’on essaie de démarrer notre entreprise.

 

 

Plus d’informations sur le site web de Location Motomarine Longueuil.

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