Étudiant entrepreneur : Edouard Schaeffer, de Kiwiz

Si Car2Sell est récemment devenu Kiwiz à la suite d’une réorientation des services de l’entreprise, son fondateur Edouard Schaeffer, finissant au baccalauréat en administration des affaires profil Entrepreneuriat à HEC Montréal et incubé à l’Accélérateur Banque Nationale, a toujours la même mission : apporter de la confiance et de la transparence sur le marché des voitures usagées.

Avec sa collègue Adélaïde Favé, il a développé Kiwiz, un service d’accompagnement à l’achat d’automobiles usagées pour les particuliers.

 

 

Acheter une voiture autrement avec Kiwiz

 

D’où vient ton intérêt pour le marché des automobiles usagées?

À mon arrivée au Québec, je me suis acheté une voiture d’occasion afin de pouvoir me déplacer aisément. Toutefois, j’ai rapidement réalisé qu’il y avait plusieurs coûts liés à l’achat et l’entretien d’une voiture. J’ai donc dû me trouver un emploi pour m’aider à payer cette voiture, et c’est là que j’ai commencé à travailler pour un concessionnaire d’automobiles usagées.

À travers mon expérience de vendeur, j’ai découvert les dessous de ce marché et j’ai été déçu de constater le manque de transparence et de préoccupation des réels besoins des clients. Je me suis dit qu’il fallait faire mieux.

 

Quel est le service d’accompagnement à l’achat offert par Kiwiz?

On commence par identifier les besoins du client, puis on lui propose des annonces au meilleur rapport qualité/prix en fonction des caractéristiques recherchées. On le guide ensuite à travers le processus d’achat, notamment à l’aide de nos ressources en ligne et de notre trousse à outils.

On s’est rendu compte que plusieurs éléments importants ne sont pas considérés par les acheteurs lors de l’acquisition d’une voiture, et la complexité des différentes étapes y est pour beaucoup. On a donc mis en place différents guides de référence et outils de planification afin d’aider nos clients à prendre de bonnes décisions adaptées à leurs besoins.

 

Où en êtes-vous, Adélaïde et toi, avec le développement de Kiwiz?

Sous sa formule actuelle, l’entreprise a été lancée officiellement le 9 novembre. Le projet d’origine, lui, existe depuis septembre 2019, mais il avait un autre nom (Car2Sell) et une offre de service un peu différente. Le projet s’est transformé avec le temps, délaissant le service de vente au profit du service d’accompagnement à l’achat, dans le but de répondre davantage à notre mission.

On est présentement en phase de test afin d’optimiser nos services. On souhaite aller chercher 100 clients d’ici la fin de l’année 2020. On prépare aussi notre campagne de financement, qui débutera en 2021.

 

À qui s’adresse le service Kiwiz?

Principalement aux cégepiens et aux universitaires. Notre client cible, c’est le jeune diplômé qui entre sur le marché du travail et qui désire acheter sa première voiture. Il n’a souvent que peu de connaissances dans le domaine de l’achat d’automobile et il a un budget limité.

On devient donc une ressource pertinente pour lui puisqu’on l’aide à faire un choix réfléchi qui reflète ses besoins et ses moyens.

 

Quelle est ta vision pour Kiwiz?

J’aimerais que Kiwiz devienne la référence de confiance sur le marché des véhicules d’occasion. À court terme, j’aimerais qu’on puisse proposer un maximum de contenu gratuit pour aider les gens à faire l’achat d’un véhicule usagé.

 

YEP, Rémi-Marcoux et concours

 

D’où vient ton intérêt pour l’entrepreneuriat?

J’ai commencé à m’y intéresser vers l’âge de 15-16 ans grâce à un entrepreneur français qui prônait la liberté d’action que permettait l’entrepreneuriat. Je suis d’ailleurs venu au Québec pour étudier dans le domaine, puisque l’écosystème entrepreneurial y est fort et solidaire.

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à joindre le club d’entrepreneurs étudiants de HEC?

À mon arrivée à l’université, j’ai voulu joindre une association étudiante d’entrepreneuriat afin de m’intégrer à l’écosystème. J’ai passé une première entrevue pour la YEP et, malgré mon peu de compétences, j’ai réussi à m’y tailler une place, probablement en raison de ma détermination à apprendre.

J’ai passé quatre années au sein de ce club, lors desquelles j’ai découvert le pitch, j’ai appris à gérer une équipe, je me suis familiarisé avec le monde des affaires.

J’ai participé au concours de pitch du colloque de l’ACEE du Québec en 2019, j’y ai pitché la première version de mon projet d’affaires. En 2020, Adélaïde et moi avons eu la belle opportunité de soumettre un mandat aux membres de l’ACEE dans le cadre d’un concours de résolution de cas. Nous avons pu bénéficier des idées d’étudiants allumés pour notre stratégie marketing.

 

Qu’est-ce que t’a apporté le parcours Rémi-Marcoux?

Ce programme, très axé sur l’entrepreneur, a été ma porte d’entrée vers le monde du travail. Comme j’étais le plus jeune de la cohorte, j’ai rapidement dû développer mon professionnalisme et apprendre à jouer dans la cour des grands.

 

Quel est ton message pour tous les étudiants qui aimeraient démarrer leur projet d’affaires, mais qui hésitent à se lancer?

Il ne faut pas attendre, on est dans la meilleure période de notre vie pour le faire. On a peu de contraintes, on est bien entouré, on a très peu à perdre. Le parcours Rémi-Marcoux m’a appris que, dans la vie, il faut arrêter de parler et plutôt tester. Passez à l’action! C’est la meilleure manière de savoir si une idée est bonne.

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