Étudiant entrepreneur 2021 : Eric Sidze, de eSidze

Eric Sidze-eSidze

Au Cameroun, Eric Sidze avait une petite entreprise de distribution de matériel hospitalier en même temps que son emploi en tant que représentant pharmaceutique. À son arrivée au Québec en 2019, il est retourné aux études en soins infirmiers afin d’accéder à son rêve de travailler dans le domaine de la médecine. Comme Eric est un entrepreneur dans l’âme, il a aussi décidé de se lancer en affaires en créant eSidze, une boutique en ligne de produits canadiens.

 

 

Mettre en lumière les produits artisanaux 100% canadiens avec eSidze

Quel genre de boutique en ligne est eSidze?

C’est une boutique en ligne qui vise à promouvoir la qualité et la durabilité des produits d’ici à travers le e-commerce par la vente de produits artisanaux 100% canadiens. Ainsi, nous souhaitons encourager l’économie locale, l’écoresponsabilité et la multiculturalité canadienne.

Nous avons aussi un deuxième champ d’activité, soit l’exportation de matériel de sport usagé sur trois marchés internationaux. L’objectif est de récupérer du matériel en bon état et de le revendre moins cher à des communautés qui n’ont pas accès à ce matériel neuf.

 

Quelle est ta mission à travers ce projet?

Je souhaite participer à la révolution de l’économie locale. Il est important d’inciter les gens à consommer ce qui est fait ici, à encourager les entrepreneurs et artisans canadiens de toutes les cultures. C’est en dépensant nos dollars ici qu’on crée de la valeur, qu’on aide l’économie locale. Je veux aussi faire rayonner le Canada à travers le monde à travers les produits de ses artisans.

 

Qu’est-ce qui t’a inspiré ce projet?

Au cours de mes recherches et formations sur le e-commerce, j’ai commandé des échantillons et j’ai été déçu de la qualité des produits reçus. J’ai trouvé que les boutiques en ligne manquaient de transparence quant aux produits qu’ils affichaient versus ce que je recevais. De là est né le désir de mettre les clients en confiance en offrant des produits de qualité qui viennent d’ici.

 

À qui s’adresse ta boutique en ligne?

Comme on vend des produits locaux et, pour la plupart, faits main par des artisans, on vise d’abord les consommateurs qui souhaitent encourager le commerce local et qui sont prêts à payer pour des produits de qualité qui ont de la valeur et de l’histoire.

Avec notre volet exportation de produits de seconde main, on vise des gens dans le besoin dans différents pays du monde, ainsi que ceux qui souhaitent éviter le gaspillage et donner une deuxième vie à du matériel encore en bon état.

 

Quel genre de produit/d’artisan retrouve-t-on sur ta boutique en ligne?

Comme le projet en est à ses débuts, nous n’affichons pour l’instant que quelques produits – des accessoires faits à la main. Nous sommes à faire une étude de marché pour déterminer les besoins et attentes des consommateurs face à ce type de boutique en ligne.

De plus, grâce au bouche-à-oreille dans la communauté, je fais connaître ma boutique et j’espère inciter des petits entrepreneurs à vouloir s’afficher. Je crois qu’il est important d’agir comme vitrine pour les artisans qui ont de beaux et bons produits, mais qui ne savent pas comment bien les promouvoir. C’est aussi ça, encourager l’entrepreneuriat local.

 

Créer de la valeur 

D’où vient ton intérêt pour l’entrepreneuriat?

D’aussi loin que je me souvienne, l’entrepreneuriat est dans mon ADN. J’ai toujours voulu développer une idée d’affaires. Pourtant, je n’ai pas eu de modèle ou d’inspiration, je crois que c’est plutôt le cumul de mes échecs qui m’a poussé à vouloir accomplir beaucoup, à vouloir créer de la valeur par mes actions.

 

Comment as-tu développé ton expertise dans ton domaine?

Je suis très autodidacte. J’ai suivi des formations en ligne et j’ai fait des recherches. J’ai aussi sollicité certaines ressources dans mon réseau, notamment au Cégep au sein du club et d’Entrepreneuriat Études.

 

Quels défis as-tu rencontrés lorsque tu as décidé de te lancer en affaires?

Comme pour la plupart des entrepreneurs, les ressources financières sont un enjeu.

L’accès à l’information n’a pas toujours été facile puisque la plupart des ressources et formations sont en anglais. La langue m’a un peu ralenti dans mes apprentissages.

Aussi, la culture entrepreneuriale du Québec est plutôt nouvelle pour moi. Je viens du Cameroun, et là-bas, l’écosystème entrepreneurial comporte beaucoup moins de structure, c’est moins organisé. J’ai dû apprendre le fonctionnement du monde des affaires au Québec et m’y adapter. Ça se passe plutôt bien!

 

Qu’est-ce que ton expérience dans le Club entrepreneur étudiant Limoilou t’apporte?

Être à la présidence du club m’ouvre sur le monde de l’entrepreneuriat québécois. J’y apprends de nouvelles façons de faire et de penser qui enrichissent ma culture entrepreneuriale. C’est comme un incubateur dans lequel je peux apprendre, expérimenter et évoluer. Le club me donne aussi accès à des ressources et à un réseau de contacts qui me sont très utiles dans le développement de mon projet d’affaires.

 

Que dirais-tu aux étudiants qui souhaitent se lancer en affaires, mais qui hésitent?

Entreprendre, peu importe le domaine, c’est participer à l’effort collectif par la création de valeur. Et en tant que société, nous avons le devoir de créer de la valeur. Donc, n’hésitez pas à vous lancer.

En chacun de nous dort un champion, entreprendre c’est réveiller le champion en nous.

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