Étudiant entrepreneur 2021 : Michel-Olivier Brisson, Tenue de livres

Son aisance avec les chiffres et le plaisir de l’argent ont amené Michel-Olivier Brisson à faire un retour aux études en comptabilité et gestion. Son amour pour ce domaine d’affaires et sa fibre entrepreneuriale lui ont permis de saisir une opportunité qui s’est présentée durant la pandémie, celle d’accompagner des jeunes entrepreneurs dans la tenue de leurs livres et le développement de leur entreprise. C’est ainsi qu’est née Tenue de livres Michel-Olivier Brisson.

Une opportunité d’affaires… et d’apprentissages

Qu’est-ce qui t’a amené à créer une entreprise de service?

Durant la pandémie, j’ai quelques amis qui, pour compenser la perte de leur emploi en restauration, ont démarré de petites entreprises. S’ils ont réussi à en tirer des revenus, ils ne connaissaient pas l’impact de ce nouveau revenu sur leurs impôts et ne savaient pas comment faire le suivi adéquat de leur entreprise. À l’été 2020, j’ai donc commencé à les accompagner dans la tenue de leurs livres et leur planification d’inventaire, afin de les outiller et de les aider dans leur processus de développement entrepreneurial.

Quel était ton objectif en lançant ce projet d’affaires?

Je voulais offrir un service de tenue de livres à moindre coût pour me développer dans mon domaine d’étude, tout en aidant mes amis à conserver une partie de leurs revenus en cette période difficile. C’était une belle opportunité à saisir et elle était bénéfique pour les deux parties, alors pourquoi ne pas l’essayer!

Quel genre d’entreprise accompagnes-tu?

J’ai accompagné des petites entreprises qui faisaient la production de masques ou la vente de fruits et légumes, notamment. Avec le retour à la vie normale, certains de mes amis ont repris leur emploi en restauration et ont cessé leurs activités entrepreneuriales.

Actuellement, j’accompagne principalement William, un jeune jardinier qui développe son entreprise dans le domaine de la mycologie. Commando Champignons souhaite rendre la culture urbaine de champignons accessible et gratifiante par le biais de kits de culture en chaudières.

Je travaille avec William à plusieurs niveaux. J’analyse ses coûts de production et sa rentabilité, je le conseille dans sa mise en marché. Je touche à beaucoup plus que la comptabilité, ça me permet de voir comment se développe la chaîne logistique d’une entreprise et à quelles limites les entrepreneurs sont confrontés.

Qu’est-ce que cette expérience entrepreneuriale t’apporte?

Étant encore aux études, c’est une super opportunité de comprendre le rôle d’un comptable dans l’évolution d’une entreprise. J’ai appris beaucoup sur l’aspect concret de mon champ d’études. C’est aussi l’occasion de sortir de ma zone de confort et de développer des soft skills. Par exemple, travailler pour des amis m’a permis d’expérimenter l’approche client et d’apprendre à bien communiquer mes messages.

Où veux-tu amener ton projet d’entreprise?

Pour me concentrer sur mes études, j’ai gardé seulement quelques clients pour l’année scolaire, mais j’envisage en prendre plus dès l’été prochain, lorsque j’aurai davantage de temps à consacrer à mon entreprise. À moyen/long terme, mon but serait d’ouvrir un centre financier régional.

Apprendre à entreprendre

D’où vient ton intérêt pour l’entrepreneuriat?

Je crois que c’est dans ma personnalité. J’ai toujours été un « p’tit gosseux » qui aime essayer des affaires et pousser ses idées. Jeune, j’ai eu plein de « mini business », comme la revente de bonbons ou la tonte de gazon.

Pourquoi t’impliques-tu dans le Club Entrepreneur Étudiant du Cégep de Rimouski?

J’ai joint le club dès que j’ai commencé mon programme en comptabilité. J’avais envie de m’impliquer dans quelque chose qui compléterait bien ma formation et qui me permettrait de développer des compétences complémentaires.

Avec le club, on a une belle idée de projet qui germe et sur laquelle on va travailler prochainement. Je participe aussi à plusieurs activités de l’ACEE afin de m’exposer à différents aspects de l’entrepreneuriat.

Quel est ton message pour les étudiants qui hésitent à se lancer en affaires durant leurs études?

Se lancer en affaires durant les études, c’est le meilleur moment puisque tu as la liberté de ton temps. Ce n’est pas grave si tu te plantes, tu peux t’ajuster et recommencer.

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