Quelles sont les motivations des futurs.es entrepreneurs.es?

Le Carrefour d’entrepreneuriat et d’innovation Desjardins de l'Université du Québec à Trois-Rivières fait part de ses observations quant aux motivations de la nouvelle génération d'entrepreneur.es.

Depuis quelques années, plusieurs organisations ont dédié leurs recherches sur la motivation des nouveaux entrepreneurs à se démarrer en affaires.

D’entrée de jeux, je ne crois pas vous surprendre en affirmant que le profil des nouveaux entrepreneurs a changé drastiquement. Leurs objectifs diffèrent, leur motivation aussi. Une prise de conscience s’est opérée à la vitesse grand V.

En effet, ils se sont lassé de ces fameuses conférences où un.e entrepreneur.e millionnaire à succès vient nous parler de son parcours à la Steve Jobs du haut de ses 2 infarctus et 3 divorces. L’étoile du start up semble démodée, usée. La réussite financière à tout prix ne semble plus rejoindre et motiver la nouvelle génération. Mais quelles sont ses motivations?

Cette nouvelle génération veut avoir un impact sur la société, sur l’environnement et son milieu de vie. Il veut faire une différence concrète sur le monde, bien plus que s’enrichir à tout prix, même si l’un n’exclut pas l’autre.

L’entrepreneuriat collectif, expression plus sexy pour définir la formule coopérative, prend de l’ampleur dans plusieurs secteurs d’activités, notamment la culture, l’agriculture, mais aussi l’ingénierie et d’autres secteurs plus scientifiques.

Ils veulent travailler en équipe, mettre de l’avant les compétences individuelles de chaque personne, mais aussi faire preuve d’humilité dans leur manière de gérer leur entreprise. Leur vision d’une entreprise est très différente de celle de leurs parents et encore plus de leurs grands-parents. Ils veulent se faire influencer par des gens qui ont les mêmes valeurs qu’eux, qui sont crédibles et qui leur ressemblent. Cette tendance a été observée au carrefour d’entrepreneuriat et d’innovation de l’UQTR (CEI) depuis un bon moment déjà.

Le super entrepreneur doté d’une confiance inébranlable, ambitieux et extraverti a changé et n’a plus sa place. La relève ne carbure plus à l’entrepreneur vedette instantané qui vient de vendre son application à un géant américain. Il désire bien plus faire une différence, laisser une marque positive à travers son entreprise.

Il ne faut donc pas se surprendre de la quantité de projets à saveur environnementale, sociale ou autres. Ils veulent améliorer le monde, de manière très souvent réaliste et réfléchie.

Mode ou tendance me direz-vous? Bien malin sera celui ou celle qui pourra répondre exactement à cette question, mais chose certaine, avec tous les défis que notre société doit relever à court terme, cette nouvelle génération sera possiblement le premier pas vers la résolution de nombreux enjeux.

Encourageons cette graine d’entrepreneurs ingénieux et différents.

 

Maxim Montminy | Conseiller en entrepreneuriat
Carrefour d’entrepreneuriat et d’innovation Desjardins | Université du Québec à Trois-Rivières

 

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